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Cérémonie du 8 mai

 

LUNDI 8 MAI 2017

Montrabé a commémoré l’anniversaire de la victoire des Alliés sur l’Allemagne nazie et la fin de la Seconde Guerre mondiale en Europe. Un hommage aux morts a été rendu, en présence des portes-drapeaux. Les élèves des écoles ont interprété le chant des Partisans. Après la lecture du message de M. le secrétaire d’Etat auprès du Ministre de la Défense chargé des anciens combattants et de la mémoire, et une intervention du Conseil Municipal de Jeunes, M. le Maire s’est exprimé.

Discours de Jacques Sebi, Maire de Montrabé

Le 8 mai 1945, il y a donc aujourd’hui 72 ans, l’Allemagne nazie capitulait après 5 années d’un terrible, douloureux et cruel conflit.

Cette victoire refermait la page sans doute la plus noire de l’histoire de l’Europe. Victoire que nous devons à nos alliés, à la Résistance et à tous les martyrs connus ou anonymes, sans oublier notre armée française renaissante.

Le 8 mai 1945, c’était enfin l’heure de la victoire de la Démocratie et de la Liberté en Europe, une victoire payée de dizaines de millions de morts et de centaines de millions de blessés, physiquement et moralement.

Le 8 mai 1945, le monde découvrait aussi l’horreur des camps de concentration et d’extermination, l’holocauste, les déportations, les massacres en masse d’hommes, de femmes et d’enfants.

On espérait partout en Europe que jamais un tel drame ne se reproduirait et beaucoup d’Européens allaient se battre avec courage pour cela.

Aujourd’hui, en se construisant et en s’unissant, l’Europe est toujours en Paix et l’Europe, malgré ses défauts et certaines de ses politiques contestées, nous a assuré près de 3/4 de siècle de PAIX.

Que personne ne l’oublie jamais, y compris à l’heure où il est plus facile de brocarder notre Union Européenne que de la défendre, à l’heure aussi où des conflits couvent tandis que des incendies terroristes s’allument pouvant à tous moments, déboucher sur le pire. Cette paix, chèrement acquise, dont les derniers artisans nous quittent au fil de la dure loi de la vie, nous avons le devoir d’en être fiers et ce, à la veille du 9 mai, jour de la fête de l’Europe en hommage à la Déclaration Schuman.

Au demeurant, le monde a changé depuis 72 ans, dans toutes ses dimensions et dans tous les rapports de forces qui s’y confrontent. Mais il est toujours aussi fragile avec, ici et là, des guerres, des massacres, des dictatures, des libertés bafouées, des Droits de l’Homme niés, des appels récurrents aux meurtres et aux assassinats, des intégrismes aux accents violents et aux menaces permanentes… la liste en est longue et ses conséquences en sont terribles.

Aujourd’hui, il nous faut donc nous souvenir de tous ceux qui ont donné leur vie et leur jeunesse pour la Paix, la Démocratie et la Liberté et à qui nous nous devons de continuer de défendre leurs combats et les valeurs pour lesquelles ils sont morts.

Aujourd’hui, nous devons aussi repenser à ces années écoulées. Il ne faut jamais oublier le passé, y compris lors des joutes oratoires électorales, dont la France n’a pas manqué cette année.

La Paix exige des citoyens informés, conscients, responsables et déterminés... Il reste beaucoup à faire en terme d’éducation pour y arriver…

La Paix suppose aussi de la tolérance, une volonté d’Unité et un désir farouche de solidarité en tous lieux et dans tous les domaines. Car la solidarité, socle de notre République, c’est agir les uns envers les autres dans un esprit de fraternité.

La Paix nous appelle à ce que rien ne soit jamais fait qui affaiblisse la Démocratie en noircissant son image... et là, si certains politiques ont matière à s’interroger sur leurs responsabilités via leurs comportements et leurs discours, tous ceux qui les brocardent de manière systématique doivent aussi s’interroger sur les risques du discrédit qu’ils jettent sur la démocratie.

72 ans se sont écoulés et aujourd’hui encore, la Paix est restée un combat...

C’est un combat que nous devons à toutes celles et tous ceux qui sont morts entre 1940 et 1945 pour que nous retrouvions la Liberté et la Démocratie ; c’est un combat que nous devons à ses derniers survivants ; c’est un combat que nous devons aussi et surtout, je le répète dans tous mes discours, à nos enfants ; et c’est un combat que nous n’avons pas le droit de perdre.

C’est ce qu’aujourd’hui, 72 ans après le 8 mai 1945, je voulais une fois encore rappeler !

Merci, du fond du cœur à toutes celles et à tous ceux qui, fidèlement, nous accompagnent.

Vive la République, Vive la France, Vive l’Europe et Vive la Paix.

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